J'ai aujourd'hui trente ans et pourtant j'ai vu des choses si incroyables qu'on pourrait croire que je suis centenaire. Personne, en une vie, ne pourrait accumuler autant de connaissances que moi. Bon c'est normal. Dans le village où j'habite tout le monde me fui. Je sais ce qu'on murmure sur mon passage, les rares fois où je descends de ma petite maison afin de chercher de quoi me nourrir. Il est vrai, que je n'en ai pas besoin. Je pourrais m'abstenir de boire et de manger jusqu'à la fin de ma vie, si un jour je meurs. Et oui, j'en suis assez fier, j'ai le secret de la vie éternelle.
Et j'espère être le seul, quand je sais combien de sacrifices j'ai du faire pour l'obtenir. Je vais vous raconter comment ça s'est passé. A l'âge de dix-sept ans, mes parents moururent dans un accident de voiture. Grâce à une erreur de l'administration, je pus rester chez moi, tout seul. Mes parents m'ont laissé une petite quantité d'argent, et je décidais d'arrêter l'école.
Depuis que j'avais l'âge de lire, je m'étais laissé envoûter par tous les livres qui parlaient de sorcellerie, magicien, formules magiques, incantations...qu'est-ce que je fus étonné, lorsque la semaine après l'accident de mes parents, je reçus une lettre me disant que j'avais hérité d'un coffre-fort, dans une banque en Suisse.
J'organisais alors mon voyage en bus afin d'aller voir ce qui s'y trouvait. Je partis de chez moi à cinq heures du matin, et après deux arrêts pour manger, à huit heure et midi, j'arrivai à destination.
Je mis encore une heure à trouver la banque mais j'y arrivai.
Il était déjà 14 heures passé lorsque je franchis les portes d'une des lus grande banque de la ville. J'étais en admiration devant l'immense entrée lorsqu'une jeune femme vient s'acquérir du but de ma visite. Je n'osais rien dire, même pas bouger, tellement je me sentais déplacé. Je sortis alors la lettre que j'avais reçue, et la lui tendit. Elle m'entraîna alors vers un bureau sur lequel était inscrit « Directeur ». Elle me dit de m'installer, posa ma lettre sur le bureau, et me demanda de patienter cinq minutes, puis me laissa seul.
Peu après, la porte du bureau s'ouvrit et un home d'une cinquantaine d'année entra.
Il vint vers moi et me serra la main en me demandant si j'avais fait un bon voyage. Puis il s'installa sur son fauteuil.
Il m'expliqua que le coffre au nom de mon père a été ouvert en même temps que la banque, c'est-à-dire il y a 150 ans environ. C'était donc mon grand-père qui l'avait ouvert.
Mon père n'était venu qu'une fois, lorsque mon grand-père était mort, et qu'il avait reçu la même lettre que moi. Ca faisait donc quarante ans qu'il n'avait plus été ouverts. Il me demanda ensuite si je voulais le voir, et je lui répondis par l'affirmatif.
Nous sortîmes de son bureau, et primes un ascenseur jusqu'au deuxième sous-sol.
La porte s'ouvrit et laissa la place à un long couloir qui se termina sur une grille. Un gardien placé de l'autre côté de la grille nous ouvrit, puis me fouilla.
Le directeur et moi continuâmes ensuite en passant deux grandes salles remplies de tables et de chaises, dans lesquelles de drôles de personnages se déplaçaient.
Nous arrivâmes devant une grande porte en bronze, et me dit : « Si tu es l'héritier de ton grand-père, tu n'auras aucun mal à ouvrir cette porte. Je t'attends à côté. »
Puis il remonta.
Je restais là, devant la porte pendant au moins cinq minutes avant de bouger.
Je sus immédiatement qu'il fallait faire bouger la nombrure en bas à droite de la porte, puis d'appuyer sur celle à côté de la serrure. Ensuite je pris la clé que j'avais suspendu autour du cou depuis que mon père me l'avait donné lorsque j'avais dix ans.
La clé tourna et la porte s'ouvrit sur une petite pièce. Au milieu se trouvait une majestueuse table avec une chaise. Sur la droite de la table étaient empilés une vingtaine de vieux grimoires et sur la gauche le même nombre mais beaucoup plus récent.
Au milieu se tenait un parchemin ouvert. Celui-ci était recouvert d'une écriture assez fine, élégante. Apparemment, selon la date, c'était mon arrière arrière grand-père qui l'avait écrit. Il disait :
« Si tu es en la possession de ce parchemin, c'est que tu es mon héritier car personne d'étranger à la famille ne pourrait le lire. Prends garde à ce qui suit, car de tes trois premières actions que tu ferras en sortant d'ici dépendra toute ta vie. Je sais qu'un jour un de mes héritiers prendra la mauvaise décision mais je ne pouvais pas me résoudre à brûler ses livres qui sont les fruits de plusieurs générations de recherche. Avec ses grimoires, tu peux décidé de faire en sorte d'améliorer le monde pour toute la population ou bien juste pour toi. Mais n'oublies pas, quoi que tu fasses, il y aura toujours quelqu'un ou quelque chose qui se mettra sur ta route. Prends la bonne décision. Adieu ».
Le parchemin s'enflamma et même les cendres disparurent. Je m'installa confortablement au bureau, et ouvrit le premier des vieux grimoires. Impossible de lire ou de comprendre ce qu'il y avait d'écrit.
Je pris alors le premier qui se trouvait sur la pile de livre plus récent, et l'ouvrit. Sur la première page se trouvait le nom de chaque grimoire, dans l'ordre où ils étaient empilés et les plus récents étaient des traductions.
Ils étaient empilés dans le même ordre que les grimoires. Une nouvelle mise en garde contre l'utilisation de ce savoir se trouvait sur chaque première page des traductions.
Je regardais les différents titres, parmi lesquels se trouvaient :
- Comment devenir riche en cinq étapes
- Conquérir le monde sans se battre
- La vie éternelle
- Devenez un grand sorcier
- Faites venir le bien ou le mal sur terre
Et ainsi de suite....
J'ouvris le premier de la liste et commença à lire. Au bout de dernière page, je vis qu'il fallait sacrifier dix enfants ainsi que cinq adultes consentants, au pied d'un dolmen, le jour du solstice d'été. Je l'abandonna et ouvrit le deuxième.
Pour celui-ci, je devrais tout simplement empoissonner une source d'eau qui se trouve sur la toundra Rune, vu qu'apparemment, celle-ci communique avec toutes les autres sources du monde. C'est sûr, je deviendrai le maître d'un monde mort. Car j'avais beau avoir un contre-poison, je me voyais mal comme étant le seul être humain existant.
Le troisième livre, expliquait comment, en sacrifiant un enfant de quinze ans, tous les vingt ans, je pouvais obtenir la vie éternelle au dépend des autres. Celui-ci je le mis de côté.
En regardant ma montre je vis que cela faisait plus de cinq heure que je me trouvait dans cette pièce.
Je décidais de garder juste les traductions, et sortis en laissant les grimoires sur la table.
Je refermai la porte à clé et retrouva le directeur qui venait d'arriver.
Il m'expliqua que le gardien l'avait prévenu de ma sortie.
Il vit que j'avais des livres en main, et alla me chercher u carton pour les y mettre.
Il me raccompagna jusqu'à la sorite où il me souhaita une bonne fin de journée.
Je m'assis à l'arrêt de bus, et vis que je devais patienter une heure et demi avant le prochain qui me ramènerait chez moi. Je décidai d'aller me rafraîchir en buvant un bon coup pour me remettre les idées en place.
Je m'installa à la terrasse d'un café et commanda une limonade.
Je sortis alors le livre intitulé : Devenez un grand sorcier.
Dès la première page, je décidai que c'était mon préféré. En effet, en quelques mots, je pouvais, selon le livre, obliger n'importe qui à faire n'importe quoi. Je fis tout de suite un essai.
A la table voisine de la mienne se trouvait un homme qui mangeait un morceau de tarte. A ses pieds était couché un chien. Je me leva et me mis derrière lui en murmurant la formule qui était inscrite dans le livre, pour lui faire donner son morceau de tarte à son chien. L'homme arrêta de manger, pris son morceau de tarte en main et se pencha vers son chien. Au moment où celui-ci leva la tête, la personne sembla reprendre ses esprits et reposa sa tarte sur son assiette. Il resta à la contempler pendant cinq minutes avant de la finir.
Je me rassis assez fier de moi.
Je ne me souciais pas que ça n'ai pas marché.
C'était ma première fois, je n'étais pas encore entraîné, donc c'est normal que ça n'ai pas marché.
J'eu l'occasion de réessayer deux minutes plus tard lorsque la serveuse vint me donner l'addition.
Je crus que ça avait marché car elle repartit en me remerciant mais revient peu après un peu gêné en disant que je n'ai pas payé la note.
Je vis à l'intérieur du bistrot le patron qui me regardait de travers, prêt à me courir après.
Je paya ma limonade et repartis.
Il me restait encore trois quart d'heure devant moi. Je reviens à l'arrêt de bus, m'assis, et ressortis le livre pour devenir un sorcier.
Je feuilletais discrètement le bouquin lorsque je tomba sur une formule pour faire accélérer le temps.
Elle avait l'air assez simple, et la seule contrainte était de s'isoler, parce que la personne qui incantait n'était pas prise en copte par le sort.
Je me dirigeai vers une petite ruelle et vérifia d'être seul. Quand j'en fus certain j'incanta à voix haute, en articulant bien chaque mot, afin de faire passer une demi-heure en deux secondes.
Je ressortis de la ruelle juste au moment où le bus arrivait. Ça avait marché.
Aujourd'hui je sais que la prophétie de mon aïeul s'était confirmé. J'étais la brebis galeuse de la famille, le seul à s'être servis des formules inscrite dans ses livres pour mon propre bien, sans jamais avoir pensé aux autres.
Parce que ne pensez pas que je me sois arrêté là.
A peine de retour chez moi, je m'isola du reste du village, en restant enfermé dans ma maison, à lire ses livres et à apprendre tout ce qui pouvait s'avérer utile.
A l'âge de vingt ans, je connaissais presque par c½ur toutes les formules du livre pour sorcier. Il me suffisait de claquer des doigts pour avoir ce que je voulais. Mais pour cela je payais un lieur tribu.
En effet, je vieillissais très vite, au point d'avoir le physique d'une personne d'une trentaine d'année.
Je décidais alors de faire un voyage en Afrique, afin de mettre en ½uvre le procédé permettant l'obtention de la vie éternelle.
Bien sûr j'aurais pu faire ça dans mon village, mais vu ce que les gens pensent de moi, on m'aurait vite accusé de l'enlèvement de l'enfant de quinze ans donc j'avais besoin.
Je partis un lundi matin, en bus, pour l'aéroport.
Ensuite je pris un avion directement pour Alger, puis, arrivé là-bas, un vieux coucou qui m'amena au Congo. Grâce à mes nouveaux talents, je n'eux aucun mal à me faire accepter dans une tribu, qui m'invita à rester parmi eux le temps de visiter le pays.
Le lendemain, je commençais immédiatement à me mettre à la recherche de ma proie. Je ne mis pas longtemps à trouver une jeune fille, mais elle ne savait pas elle-même quel âge elle avait. Je me dis que ça ne devait pas être si important que ça, et décida de passer à l'action le soir même, afin de rentrer chez moi le plus vite possible.
Vers vingt heures, je m'introduisis dans la case de ses parents et leur lança un charme afin qu'ils oublient jusqu'à l'existence même de leur fille. Ensuite, je m'introduisis dans la chambre de ma victime et réussis à l'envoûter afin qu'elle me suive sans poser de questions.
Nous marchions pendant vingt minutes lorsque je lui dis de s'arrêter et de ne plus bouger.
Je sortis ensuite le livre et commença à préparer l'endroit afin que tout soit fait comme inscrit.
Premièrement, il fallait tracer un grand pentacle parterre, et au somment de chaque branche faire un signe cabalistique, qui était très bien détaillé dans le livre.
Ensuite, à chaque endroit où deux lignes se croisaient, mettre une bougie et l'allumer.
Enfin, j'installai la jeune fille au centre de la figure, les bras écartés. Je lui traçais un pentacle sur le front, dans chacune de ses paumes de mains ainsi que sur ses pieds.
Puis, je commençais à incanter pendant deux minutes. J'allumais les bougies, poursuivant les rites, jusqu'à ce que je ressentisse comme une présence maléfique, qui aurait osé les yeux sur moi. Je regardais autour de moi mais ne trouvait personne sauf la jeune fille. Celle-ci me regardait de ses yeux qui avaient virés au rouge incandescent, et les cinq pentacles que j'avais tracés sur son corps brillaient d'une lueur maléfique.
Elle prononça une phrase mais ce n'était pas sa voix qui articula laborieusement : « Merci, pauvre mortel, grâce à ce don, t vivras plus longtemps mais moi je m'amuserais éternellement à faire souffrir cette pauvre âme ». Puis un tourbillon se forma au centre du pentacle que j'avais tracé parterre, et grandit jusqu'à avaler la jeune fille. Moi je recus comme un coup de poing au niveau du c½ur, puis je m'évanouis.
Je repris mes esprits au bout de cinq minutes.
Impossible d'expliquer ce que je ressentais à part que je me sentais en pleine forme, ce qui ne m'étais plus arrivé depuis un moment.
Je regardais en direction du pentacle, et vit qu'il ne restait rien, même pas une bougie.
Je rentrais au village, pris mes affaires, et partis à pied jusqu'au petit aéroport. Bien sûr, je connais une formule de téléportation, mais même sur une petite souris je n'arrive pas à faire déplacer de son corps, alors vous comprenez pourquoi je ne m'y risque pas.
Par contre, je fis accélérer le temps jusqu'à ce que l'avion soit là, puis je rentais chez moi, en repartant par Alger.
En arrivant au village, tout le monde me regarda bizarrement mais personne n'osait venir me parler.
J'en suis aujourd'hui à mon troisième voyage, et il faut que je déménage. Tout le village est sous ma coupe, ils ne savent rien, mais tous ces charmes me fatiguent.
J'ai trouvé une petite propriété à une centaine de kilomètre, isolé de tout. Là-bas je serais tranquille, et je pourrais continuer à travailler sur ces livres.
En plus, depuis quelques jours, je sens une présence qui me dérange. Je me rappelle de la prophétie, elle disait que quelque soit la voie que je choisirais, il y aurait un jour quelqu'un qui se mettais sur ma route.
Je n'ai pas peur, j'ai vu des choses innommables, et ce n'est pas un simple mortel qui réussira à venir à bout de ma personne.
En faite, je n'eu pas besoin de déménager, car la « chose » qui me traquait, depuis mon dernier voyage en Afrique, m'a retrouvé.
Je sus un peu tard que ma dernière victime était la fille du chef d'une tribu très ancienne qui pratiquait encore les anciens rites.
Il est vrai, que le jour où je l'ai sacrifié, cela ne s'était pas passé comme d'habitude.
Premièrement, pendant l'incantation, une bougie s'était éteinte, et contrairement aux autres fois, le tourbillon n'avait pas emmené le corps. Par contre, j'avais bien ressenti le choc au c½ur qui me certifiait que ça avait marché.
J'avais alors enterré le jeune fille et était rentré chez moi en quatrième vitesse.
Peu après, j'ai commencé à avoir ce sentiment d'être suivi. Et en effet, elle me cherchait.
Ce que je ne savais pas, à part qu'elle était la fille du chef, c'est quelle était la prêtresse d'une divinité locale, et apparemment c'est grâce à elle qu'elle avait réussit à s'arracher à l'emprise des démons auxquels je l'avais sacrifiée.
C'était sous sa forme astrale qu'elle m'avait retrouvé, de ce fait, elle ne pouvait rien contre moi, à part m'ennuyer de sa présence.
Par contre, au bout d'une semaine, un étrange personnage frappa à ma porte. Il ressemblait à un moine, son crâne était chauve et il portait un sac sur l'épaule.
Quand il me vit, il recula et me regarda d'un air horrifié en disant : « Vous...Vous... » puis il partit en courant.
Le soir même, il était de retour, à la tête de tous les villageois qui brandissaient des armes et des flambeaux.
L'étranger m'appela et m'ordonna de sortir en me traitant de démon.
Je décidais de sortir, tranquillement, en demandant ce qui se passait.
Il me répondit qu'il venait m'exorciser, et libérer les âmes que j'avais volées à son Dieu.
Puis, sans prévenir, il me lança de l'eau bénite en marmonnant d'étranges paroles en latin.
Il vit qu'il m'avait blessé avec son eau car là où elle était rentrée en contact avec ma peau, celle-ci commençait à partir en lambeaux.
A partir de ce moment, je ne sais pas ce qui s'est passé, je me rappelle avoir hurlé une formule afin dé détruire mon ennemi. Un éclair jaillit et frappa l'étranger qui devint une torche et mourut dans l'instant.
Tous les villageois partirent en courant afin de se réfugier chez eux.
Je lançais un dernier sort qui s'abattit sur el village afin de faire oublier ce qui s'était passé à toutes les personnes qui étaient présentes.
Dès le lendemain, je cherchais une formule pour me débarrasser de cette entité qui me tournait autour et qui, selon moi, avait attiré l'exorciste.
Je trouvais le sort adéquat et passa immédiatement à l'action.
Comme par hasard, je ne la trouvais pas, et dû la chercher pendant plu d'une heure avant de la trouver caché derrière une espèce de toile dimensionnelle.
J'eus de la chance car c'était elle qui l'avait construite afin de me capturer et de me traîner dans les plans inférieurs de l'enfer. J'utilisai le charme que j'avais trouvé et j'eus la joie de la voir disparaître.
Par contre, je me sentais aspirer par son piège et j'eus toutes les peines à revenir dans mes trois dimensions.
Depuis, je me suis mis à chercher un charme pour me protéger de cette maudite toile, car je la sens me fatiguer, me vider de mes forces.
Je n'en dors plus de peur de me faire aspirer dans ce trou entre les mondes.
Je commençais à désespérer car je ne trouvais rien.
Quand je sentis qu'il ne me restait plus longtemps avant de me faire annihiler, je décidais de repartir en Afrique, malgré que cela ne faisait que trois ans que j'avais sacrifié la fameuse victime qu'essayait de me faire plonger parmi mes propres démons.
Cette fois-ci, je décidais de tester une autre formule qui devait me faire sacrifier cinq enfants d'une dizaine d'années afin d'obtenir, selon le livre, un petit familier.
C'est-à-dire un de ses démons mineux qui seraient obligés de me servir et d e me protéger au péril de sa propre existence, sinon il devrait subir milles tournants dans les entrailles de son monde maudit.
J'arrivais en Afrique et décidais de réunir ce petit monde le plus rapidement possible.
Pour cela, je choisis un petit village d'Afrique centrale où il y avait plus d'enfants que d'adultes.
Le soir même de mon arrivée parmi eux, j'avais déjà mis la main sur mes victimes.
Vers 19 heures, je sortis du village et grâce à mes sorts ne me fis pas remarquer.
J'entraînais les enfants vers un petit bosquet.
Je dus tracer un pentacle par terre, et coucha chaque enfant sur les pointes de l'étoile, la tête vers l'intérieur.
Au centre, je plaçais une bougie noir, gravé de différents signes cabalistiques afin « d'attacher » le familier à mon esprit, pour qu'il n'échappe pas à mon contrôle.
J'allumais la bougie et ordonna aux enfants de se donner la main.
Puis je passa parmi eux afin de leur faire bire un produit qui les reliraient plus facilement à la dimension démoniaque.
Ils étaient les offrandes que je donnais au Seigneur que je vénérais afin de lui montrer que j'étais son plus fidèle serviteur.
Puis je lui demandai de l'aide en lui soumettant ma requête d'accéder à la protection d'un familier.
Il accepta en me donnant Ximar.
C'était un petit être, qui pouvais se transformer en n'importe quoi, mais qui à la base, ressemblait à une espèce de gargouille, aux faciès complètement distordus, avec deux petites cornes qui poussaient de travers sur le front. Il avait deux petites ailes qui li sortait du dos. Ses mains étaient assez fines et se terminaient par quatre doigts assez gros et disproportionnés.
Je remerciai mon maître en lui promettant d'autres sacrifices.
Je me retrouvais au milieu de ce qu'il restait du pentacle. Plus d'enfants, plus de bougie.
Ximar apparut devant moi, flottant à un mètre du sol et me dit : « Tu es mon maître, ordonne et j'obérai. Je serais ton démon-gardien, tu es la seule personne pouvant me voir mais je peux apparaître aux yeux de simples mortels. Je sais que tu es en danger à cause de cette stupide toile dimensionnelle. Ordonne et je la détruirai ».
« Qu'il en soit ainsi ! » lui répondit-je, soulagé
Il disparut de ma vue et, au bout de cinq minutes, je sentis comme un poids se relâcher de mes épaules. J'étais à nouveau libre.
Je repartis chez moi avec mon familier transformé en chat sur mes épaules.
Je suis de retour en ma demeure, j'ai 30 ans, des aventures pleins les yeux, un nouveau compagnon.
Que peut-on vouloir de plus ?