Magie de Noel

Je vais vous raconter mon plus beau Noël qui a eu lieu grâce à mon meilleur ami que je ne remercierais jamais assez. Voilà six ans je connaissais une fille, c'est à dire lorsque j'étais au collège. Pour moi c'étais la plus belle au monde. J'en ais parlé a mon ami, car je n'ose pas aller vers elle, mais lui fit promettre de ne jamais lui en parler. Elle s'appelle Amanda, et est une fille très simple. En disant cela, je veux dire qu'elle ne se maquille que superficiellement et ne joue pas la fille qui sait tout, connaît tout. Elle est très intelligente et ne s'est jamais moquée de moi, contrairement à plein de monde. Je l'ai perdu de vue à la sortie du collège et ne l'ai revu que très récemment, toujours pareil à elle-même. J'appris par mon ami qu'elle était seule dans la vie. Il s'arrangea même pour qu'on se retrouve ensemble à une fête. Bien sûr, timide comme je suis, je n'ai pas réussi à lui déclarer ma flamme mais j'ai quand même dansé avec elle. On a beaucoup parlé de ce qu'on faisait depuis le collège. J'ai appris qu'elle travaillait depuis peu comme secrétaire et lui dit que moi-même était dans ma dernière année d'étude. La soirée se passait bien, mais on est reparti chacun de son coté. Mon ami me demanda pourquoi je ne l'avais pas invité à boire un verre ou autre, et je lui répondis que je n'avais pas osé. Le 24 décembre au matin, je reçus une feuille de papier dans ma boite aux lettres.
« ce soir 21h30 elle et toi restaurant Etoile Bleu bonne chance »
Je l'ai relu trois fois pour comprendre. Je vous disais bien que c'était mon meilleur ami. Je suis allé chez le fleuriste pour aller acheter un bouquet de roses rouges et ensuite sortis mon smoking. Je mis trois heures à me préparer, et arriva à 21h devant le restaurent, nerveux comme une puce. Mon ami était là, et me sourit en disant :
« Je savais que tu serais en avance. J'ai réservé une table à ton nom et est appelé Amanda pour lui dire que tu l'invitai mais que tu n'avais pas son numéro de téléphone.
- Merci, je ne sais pas quoi te dire.
- Moi si, Bonne chance »
Et il repartit. J'entrai dans le restaurant, et demanda ma table. Je m'installai et commanda une bouteille de champagne en attendant. Elle arriva à 21h30, resplendissante dans une belle robe rouge, qu'on aurait dit crée pour elle. Un collier scintillant de milles feux rehaussait encore sa splendeur. Elle était tout simplement magnifique. Je me levai, et ne sut rien faire que lui donner mes fleurs. Elle me fit la bise, et je crus que j'allai m'évanouir. Elle était vraiment trop belle pour moi. Un serveur arriva, nous versa deux verres de champagne et nous donna la carte. Pendant le dîner, on parla de banalité, et je n'arrivais pas à quitter ses yeux. A 23h, nous sortîmes du restaurant et elle me demanda si ça me dérangeait de marcher avec elle. Nous marchâmes une demi-heure pour arriver dans un parc où elle s'assit sur un banc, m'invitant à ses côtés. On resta ainsi côte à côte pendant 10 minutes à regarder le ciel étoilé. Elle me dit alors :
« C'est la meilleure soirée que j'ai passé de toute mon existence, et je t'en remercie. Tu es un des rares hommes qui me regarde dans les yeux sans arrières pensés.
- Ecoute Amanda je voulais te dire....
- Non attends. Moi aussi j'ai quelque chose à te dire mais ne m'interromps pas. Ce soir c'est le meilleur moment de ma vie et je le passe avec l'homme pour qui j'ai toujours eu des sentiments très forts sans le savoir. Je ne l'ai jamais dit à personne, mais sache que je suis amoureuse. Ne crois pas que je dis ça à la légère, je t'aime. »
Elle avait les larmes aux yeux. Je l'ai pris dans mes bras et la serra très fort en lui murmurant :
« Moi aussi, je t'aime, c'est la première fois que je le dis et je suis content que ce soit à toi »
Elle me regarda et vit que j'étais sincère.
« Viens allons fêter ça » me dit-elle. On repartit, main dans la main, boire une coupe de champagne pour fêter Noël et surtout nos retrouvailles. On resta à parler pendant deux heures environ puis je l'invitai chez moi. Quelle délice de se réveiller auprès de la femme que j'aime. Voilà le plus beau Noël de ma vie. Le deuxième plus beau fut le suivant et je la demandai en mariage et où elle accepta. Mon ami accepta d'être mon témoin, on fit une grande fête, et ma vie est un véritable conte de fée. C'est pour ça que je vous dis que la magie de Noël est quelque chose de fabuleux.


FIN

# Posté le mardi 09 janvier 2007 15:15

Modifié le vendredi 12 janvier 2007 02:35

L'immortel

J'ai aujourd'hui trente ans et pourtant j'ai vu des choses si incroyables qu'on pourrait croire que je suis centenaire. Personne, en une vie, ne pourrait accumuler autant de connaissances que moi. Bon c'est normal. Dans le village où j'habite tout le monde me fui. Je sais ce qu'on murmure sur mon passage, les rares fois où je descends de ma petite maison afin de chercher de quoi me nourrir. Il est vrai, que je n'en ai pas besoin. Je pourrais m'abstenir de boire et de manger jusqu'à la fin de ma vie, si un jour je meurs. Et oui, j'en suis assez fier, j'ai le secret de la vie éternelle.
Et j'espère être le seul, quand je sais combien de sacrifices j'ai du faire pour l'obtenir. Je vais vous raconter comment ça s'est passé. A l'âge de dix-sept ans, mes parents moururent dans un accident de voiture. Grâce à une erreur de l'administration, je pus rester chez moi, tout seul. Mes parents m'ont laissé une petite quantité d'argent, et je décidais d'arrêter l'école.
Depuis que j'avais l'âge de lire, je m'étais laissé envoûter par tous les livres qui parlaient de sorcellerie, magicien, formules magiques, incantations...qu'est-ce que je fus étonné, lorsque la semaine après l'accident de mes parents, je reçus une lettre me disant que j'avais hérité d'un coffre-fort, dans une banque en Suisse.
J'organisais alors mon voyage en bus afin d'aller voir ce qui s'y trouvait. Je partis de chez moi à cinq heures du matin, et après deux arrêts pour manger, à huit heure et midi, j'arrivai à destination.
Je mis encore une heure à trouver la banque mais j'y arrivai.
Il était déjà 14 heures passé lorsque je franchis les portes d'une des lus grande banque de la ville. J'étais en admiration devant l'immense entrée lorsqu'une jeune femme vient s'acquérir du but de ma visite. Je n'osais rien dire, même pas bouger, tellement je me sentais déplacé. Je sortis alors la lettre que j'avais reçue, et la lui tendit. Elle m'entraîna alors vers un bureau sur lequel était inscrit « Directeur ». Elle me dit de m'installer, posa ma lettre sur le bureau, et me demanda de patienter cinq minutes, puis me laissa seul.
Peu après, la porte du bureau s'ouvrit et un home d'une cinquantaine d'année entra.
Il vint vers moi et me serra la main en me demandant si j'avais fait un bon voyage. Puis il s'installa sur son fauteuil.
Il m'expliqua que le coffre au nom de mon père a été ouvert en même temps que la banque, c'est-à-dire il y a 150 ans environ. C'était donc mon grand-père qui l'avait ouvert.
Mon père n'était venu qu'une fois, lorsque mon grand-père était mort, et qu'il avait reçu la même lettre que moi. Ca faisait donc quarante ans qu'il n'avait plus été ouverts. Il me demanda ensuite si je voulais le voir, et je lui répondis par l'affirmatif.
Nous sortîmes de son bureau, et primes un ascenseur jusqu'au deuxième sous-sol.
La porte s'ouvrit et laissa la place à un long couloir qui se termina sur une grille. Un gardien placé de l'autre côté de la grille nous ouvrit, puis me fouilla.
Le directeur et moi continuâmes ensuite en passant deux grandes salles remplies de tables et de chaises, dans lesquelles de drôles de personnages se déplaçaient.
Nous arrivâmes devant une grande porte en bronze, et me dit : « Si tu es l'héritier de ton grand-père, tu n'auras aucun mal à ouvrir cette porte. Je t'attends à côté. »
Puis il remonta.
Je restais là, devant la porte pendant au moins cinq minutes avant de bouger.
Je sus immédiatement qu'il fallait faire bouger la nombrure en bas à droite de la porte, puis d'appuyer sur celle à côté de la serrure. Ensuite je pris la clé que j'avais suspendu autour du cou depuis que mon père me l'avait donné lorsque j'avais dix ans.
La clé tourna et la porte s'ouvrit sur une petite pièce. Au milieu se trouvait une majestueuse table avec une chaise. Sur la droite de la table étaient empilés une vingtaine de vieux grimoires et sur la gauche le même nombre mais beaucoup plus récent.
Au milieu se tenait un parchemin ouvert. Celui-ci était recouvert d'une écriture assez fine, élégante. Apparemment, selon la date, c'était mon arrière arrière grand-père qui l'avait écrit. Il disait :
« Si tu es en la possession de ce parchemin, c'est que tu es mon héritier car personne d'étranger à la famille ne pourrait le lire. Prends garde à ce qui suit, car de tes trois premières actions que tu ferras en sortant d'ici dépendra toute ta vie. Je sais qu'un jour un de mes héritiers prendra la mauvaise décision mais je ne pouvais pas me résoudre à brûler ses livres qui sont les fruits de plusieurs générations de recherche. Avec ses grimoires, tu peux décidé de faire en sorte d'améliorer le monde pour toute la population ou bien juste pour toi. Mais n'oublies pas, quoi que tu fasses, il y aura toujours quelqu'un ou quelque chose qui se mettra sur ta route. Prends la bonne décision. Adieu ».
Le parchemin s'enflamma et même les cendres disparurent. Je m'installa confortablement au bureau, et ouvrit le premier des vieux grimoires. Impossible de lire ou de comprendre ce qu'il y avait d'écrit.
Je pris alors le premier qui se trouvait sur la pile de livre plus récent, et l'ouvrit. Sur la première page se trouvait le nom de chaque grimoire, dans l'ordre où ils étaient empilés et les plus récents étaient des traductions.
Ils étaient empilés dans le même ordre que les grimoires. Une nouvelle mise en garde contre l'utilisation de ce savoir se trouvait sur chaque première page des traductions.
Je regardais les différents titres, parmi lesquels se trouvaient :
- Comment devenir riche en cinq étapes
- Conquérir le monde sans se battre
- La vie éternelle
- Devenez un grand sorcier
- Faites venir le bien ou le mal sur terre
Et ainsi de suite....
J'ouvris le premier de la liste et commença à lire. Au bout de dernière page, je vis qu'il fallait sacrifier dix enfants ainsi que cinq adultes consentants, au pied d'un dolmen, le jour du solstice d'été. Je l'abandonna et ouvrit le deuxième.
Pour celui-ci, je devrais tout simplement empoissonner une source d'eau qui se trouve sur la toundra Rune, vu qu'apparemment, celle-ci communique avec toutes les autres sources du monde. C'est sûr, je deviendrai le maître d'un monde mort. Car j'avais beau avoir un contre-poison, je me voyais mal comme étant le seul être humain existant.
Le troisième livre, expliquait comment, en sacrifiant un enfant de quinze ans, tous les vingt ans, je pouvais obtenir la vie éternelle au dépend des autres. Celui-ci je le mis de côté.
En regardant ma montre je vis que cela faisait plus de cinq heure que je me trouvait dans cette pièce.
Je décidais de garder juste les traductions, et sortis en laissant les grimoires sur la table.
Je refermai la porte à clé et retrouva le directeur qui venait d'arriver.
Il m'expliqua que le gardien l'avait prévenu de ma sortie.
Il vit que j'avais des livres en main, et alla me chercher u carton pour les y mettre.
Il me raccompagna jusqu'à la sorite où il me souhaita une bonne fin de journée.
Je m'assis à l'arrêt de bus, et vis que je devais patienter une heure et demi avant le prochain qui me ramènerait chez moi. Je décidai d'aller me rafraîchir en buvant un bon coup pour me remettre les idées en place.
Je m'installa à la terrasse d'un café et commanda une limonade.
Je sortis alors le livre intitulé : Devenez un grand sorcier.
Dès la première page, je décidai que c'était mon préféré. En effet, en quelques mots, je pouvais, selon le livre, obliger n'importe qui à faire n'importe quoi. Je fis tout de suite un essai.
A la table voisine de la mienne se trouvait un homme qui mangeait un morceau de tarte. A ses pieds était couché un chien. Je me leva et me mis derrière lui en murmurant la formule qui était inscrite dans le livre, pour lui faire donner son morceau de tarte à son chien. L'homme arrêta de manger, pris son morceau de tarte en main et se pencha vers son chien. Au moment où celui-ci leva la tête, la personne sembla reprendre ses esprits et reposa sa tarte sur son assiette. Il resta à la contempler pendant cinq minutes avant de la finir.
Je me rassis assez fier de moi.
Je ne me souciais pas que ça n'ai pas marché.
C'était ma première fois, je n'étais pas encore entraîné, donc c'est normal que ça n'ai pas marché.
J'eu l'occasion de réessayer deux minutes plus tard lorsque la serveuse vint me donner l'addition.
Je crus que ça avait marché car elle repartit en me remerciant mais revient peu après un peu gêné en disant que je n'ai pas payé la note.
Je vis à l'intérieur du bistrot le patron qui me regardait de travers, prêt à me courir après.
Je paya ma limonade et repartis.
Il me restait encore trois quart d'heure devant moi. Je reviens à l'arrêt de bus, m'assis, et ressortis le livre pour devenir un sorcier.
Je feuilletais discrètement le bouquin lorsque je tomba sur une formule pour faire accélérer le temps.
Elle avait l'air assez simple, et la seule contrainte était de s'isoler, parce que la personne qui incantait n'était pas prise en copte par le sort.
Je me dirigeai vers une petite ruelle et vérifia d'être seul. Quand j'en fus certain j'incanta à voix haute, en articulant bien chaque mot, afin de faire passer une demi-heure en deux secondes.
Je ressortis de la ruelle juste au moment où le bus arrivait. Ça avait marché.
Aujourd'hui je sais que la prophétie de mon aïeul s'était confirmé. J'étais la brebis galeuse de la famille, le seul à s'être servis des formules inscrite dans ses livres pour mon propre bien, sans jamais avoir pensé aux autres.
Parce que ne pensez pas que je me sois arrêté là.
A peine de retour chez moi, je m'isola du reste du village, en restant enfermé dans ma maison, à lire ses livres et à apprendre tout ce qui pouvait s'avérer utile.
A l'âge de vingt ans, je connaissais presque par c½ur toutes les formules du livre pour sorcier. Il me suffisait de claquer des doigts pour avoir ce que je voulais. Mais pour cela je payais un lieur tribu.
En effet, je vieillissais très vite, au point d'avoir le physique d'une personne d'une trentaine d'année.
Je décidais alors de faire un voyage en Afrique, afin de mettre en ½uvre le procédé permettant l'obtention de la vie éternelle.
Bien sûr j'aurais pu faire ça dans mon village, mais vu ce que les gens pensent de moi, on m'aurait vite accusé de l'enlèvement de l'enfant de quinze ans donc j'avais besoin.
Je partis un lundi matin, en bus, pour l'aéroport.
Ensuite je pris un avion directement pour Alger, puis, arrivé là-bas, un vieux coucou qui m'amena au Congo. Grâce à mes nouveaux talents, je n'eux aucun mal à me faire accepter dans une tribu, qui m'invita à rester parmi eux le temps de visiter le pays.
Le lendemain, je commençais immédiatement à me mettre à la recherche de ma proie. Je ne mis pas longtemps à trouver une jeune fille, mais elle ne savait pas elle-même quel âge elle avait. Je me dis que ça ne devait pas être si important que ça, et décida de passer à l'action le soir même, afin de rentrer chez moi le plus vite possible.
Vers vingt heures, je m'introduisis dans la case de ses parents et leur lança un charme afin qu'ils oublient jusqu'à l'existence même de leur fille. Ensuite, je m'introduisis dans la chambre de ma victime et réussis à l'envoûter afin qu'elle me suive sans poser de questions.
Nous marchions pendant vingt minutes lorsque je lui dis de s'arrêter et de ne plus bouger.
Je sortis ensuite le livre et commença à préparer l'endroit afin que tout soit fait comme inscrit.
Premièrement, il fallait tracer un grand pentacle parterre, et au somment de chaque branche faire un signe cabalistique, qui était très bien détaillé dans le livre.
Ensuite, à chaque endroit où deux lignes se croisaient, mettre une bougie et l'allumer.
Enfin, j'installai la jeune fille au centre de la figure, les bras écartés. Je lui traçais un pentacle sur le front, dans chacune de ses paumes de mains ainsi que sur ses pieds.
Puis, je commençais à incanter pendant deux minutes. J'allumais les bougies, poursuivant les rites, jusqu'à ce que je ressentisse comme une présence maléfique, qui aurait osé les yeux sur moi. Je regardais autour de moi mais ne trouvait personne sauf la jeune fille. Celle-ci me regardait de ses yeux qui avaient virés au rouge incandescent, et les cinq pentacles que j'avais tracés sur son corps brillaient d'une lueur maléfique.
Elle prononça une phrase mais ce n'était pas sa voix qui articula laborieusement : « Merci, pauvre mortel, grâce à ce don, t vivras plus longtemps mais moi je m'amuserais éternellement à faire souffrir cette pauvre âme ». Puis un tourbillon se forma au centre du pentacle que j'avais tracé parterre, et grandit jusqu'à avaler la jeune fille. Moi je recus comme un coup de poing au niveau du c½ur, puis je m'évanouis.
Je repris mes esprits au bout de cinq minutes.
Impossible d'expliquer ce que je ressentais à part que je me sentais en pleine forme, ce qui ne m'étais plus arrivé depuis un moment.
Je regardais en direction du pentacle, et vit qu'il ne restait rien, même pas une bougie.
Je rentrais au village, pris mes affaires, et partis à pied jusqu'au petit aéroport. Bien sûr, je connais une formule de téléportation, mais même sur une petite souris je n'arrive pas à faire déplacer de son corps, alors vous comprenez pourquoi je ne m'y risque pas.
Par contre, je fis accélérer le temps jusqu'à ce que l'avion soit là, puis je rentais chez moi, en repartant par Alger.
En arrivant au village, tout le monde me regarda bizarrement mais personne n'osait venir me parler.
J'en suis aujourd'hui à mon troisième voyage, et il faut que je déménage. Tout le village est sous ma coupe, ils ne savent rien, mais tous ces charmes me fatiguent.
J'ai trouvé une petite propriété à une centaine de kilomètre, isolé de tout. Là-bas je serais tranquille, et je pourrais continuer à travailler sur ces livres.
En plus, depuis quelques jours, je sens une présence qui me dérange. Je me rappelle de la prophétie, elle disait que quelque soit la voie que je choisirais, il y aurait un jour quelqu'un qui se mettais sur ma route.
Je n'ai pas peur, j'ai vu des choses innommables, et ce n'est pas un simple mortel qui réussira à venir à bout de ma personne.
En faite, je n'eu pas besoin de déménager, car la « chose » qui me traquait, depuis mon dernier voyage en Afrique, m'a retrouvé.
Je sus un peu tard que ma dernière victime était la fille du chef d'une tribu très ancienne qui pratiquait encore les anciens rites.
Il est vrai, que le jour où je l'ai sacrifié, cela ne s'était pas passé comme d'habitude.
Premièrement, pendant l'incantation, une bougie s'était éteinte, et contrairement aux autres fois, le tourbillon n'avait pas emmené le corps. Par contre, j'avais bien ressenti le choc au c½ur qui me certifiait que ça avait marché.
J'avais alors enterré le jeune fille et était rentré chez moi en quatrième vitesse.
Peu après, j'ai commencé à avoir ce sentiment d'être suivi. Et en effet, elle me cherchait.
Ce que je ne savais pas, à part qu'elle était la fille du chef, c'est quelle était la prêtresse d'une divinité locale, et apparemment c'est grâce à elle qu'elle avait réussit à s'arracher à l'emprise des démons auxquels je l'avais sacrifiée.
C'était sous sa forme astrale qu'elle m'avait retrouvé, de ce fait, elle ne pouvait rien contre moi, à part m'ennuyer de sa présence.
Par contre, au bout d'une semaine, un étrange personnage frappa à ma porte. Il ressemblait à un moine, son crâne était chauve et il portait un sac sur l'épaule.
Quand il me vit, il recula et me regarda d'un air horrifié en disant : « Vous...Vous... » puis il partit en courant.
Le soir même, il était de retour, à la tête de tous les villageois qui brandissaient des armes et des flambeaux.
L'étranger m'appela et m'ordonna de sortir en me traitant de démon.
Je décidais de sortir, tranquillement, en demandant ce qui se passait.
Il me répondit qu'il venait m'exorciser, et libérer les âmes que j'avais volées à son Dieu.
Puis, sans prévenir, il me lança de l'eau bénite en marmonnant d'étranges paroles en latin.
Il vit qu'il m'avait blessé avec son eau car là où elle était rentrée en contact avec ma peau, celle-ci commençait à partir en lambeaux.
A partir de ce moment, je ne sais pas ce qui s'est passé, je me rappelle avoir hurlé une formule afin dé détruire mon ennemi. Un éclair jaillit et frappa l'étranger qui devint une torche et mourut dans l'instant.
Tous les villageois partirent en courant afin de se réfugier chez eux.
Je lançais un dernier sort qui s'abattit sur el village afin de faire oublier ce qui s'était passé à toutes les personnes qui étaient présentes.
Dès le lendemain, je cherchais une formule pour me débarrasser de cette entité qui me tournait autour et qui, selon moi, avait attiré l'exorciste.
Je trouvais le sort adéquat et passa immédiatement à l'action.
Comme par hasard, je ne la trouvais pas, et dû la chercher pendant plu d'une heure avant de la trouver caché derrière une espèce de toile dimensionnelle.
J'eus de la chance car c'était elle qui l'avait construite afin de me capturer et de me traîner dans les plans inférieurs de l'enfer. J'utilisai le charme que j'avais trouvé et j'eus la joie de la voir disparaître.
Par contre, je me sentais aspirer par son piège et j'eus toutes les peines à revenir dans mes trois dimensions.
Depuis, je me suis mis à chercher un charme pour me protéger de cette maudite toile, car je la sens me fatiguer, me vider de mes forces.
Je n'en dors plus de peur de me faire aspirer dans ce trou entre les mondes.
Je commençais à désespérer car je ne trouvais rien.
Quand je sentis qu'il ne me restait plus longtemps avant de me faire annihiler, je décidais de repartir en Afrique, malgré que cela ne faisait que trois ans que j'avais sacrifié la fameuse victime qu'essayait de me faire plonger parmi mes propres démons.
Cette fois-ci, je décidais de tester une autre formule qui devait me faire sacrifier cinq enfants d'une dizaine d'années afin d'obtenir, selon le livre, un petit familier.
C'est-à-dire un de ses démons mineux qui seraient obligés de me servir et d e me protéger au péril de sa propre existence, sinon il devrait subir milles tournants dans les entrailles de son monde maudit.
J'arrivais en Afrique et décidais de réunir ce petit monde le plus rapidement possible.
Pour cela, je choisis un petit village d'Afrique centrale où il y avait plus d'enfants que d'adultes.
Le soir même de mon arrivée parmi eux, j'avais déjà mis la main sur mes victimes.
Vers 19 heures, je sortis du village et grâce à mes sorts ne me fis pas remarquer.
J'entraînais les enfants vers un petit bosquet.
Je dus tracer un pentacle par terre, et coucha chaque enfant sur les pointes de l'étoile, la tête vers l'intérieur.
Au centre, je plaçais une bougie noir, gravé de différents signes cabalistiques afin « d'attacher » le familier à mon esprit, pour qu'il n'échappe pas à mon contrôle.
J'allumais la bougie et ordonna aux enfants de se donner la main.
Puis je passa parmi eux afin de leur faire bire un produit qui les reliraient plus facilement à la dimension démoniaque.
Ils étaient les offrandes que je donnais au Seigneur que je vénérais afin de lui montrer que j'étais son plus fidèle serviteur.
Puis je lui demandai de l'aide en lui soumettant ma requête d'accéder à la protection d'un familier.
Il accepta en me donnant Ximar.
C'était un petit être, qui pouvais se transformer en n'importe quoi, mais qui à la base, ressemblait à une espèce de gargouille, aux faciès complètement distordus, avec deux petites cornes qui poussaient de travers sur le front. Il avait deux petites ailes qui li sortait du dos. Ses mains étaient assez fines et se terminaient par quatre doigts assez gros et disproportionnés.
Je remerciai mon maître en lui promettant d'autres sacrifices.
Je me retrouvais au milieu de ce qu'il restait du pentacle. Plus d'enfants, plus de bougie.
Ximar apparut devant moi, flottant à un mètre du sol et me dit : « Tu es mon maître, ordonne et j'obérai. Je serais ton démon-gardien, tu es la seule personne pouvant me voir mais je peux apparaître aux yeux de simples mortels. Je sais que tu es en danger à cause de cette stupide toile dimensionnelle. Ordonne et je la détruirai ».
« Qu'il en soit ainsi ! » lui répondit-je, soulagé
Il disparut de ma vue et, au bout de cinq minutes, je sentis comme un poids se relâcher de mes épaules. J'étais à nouveau libre.
Je repartis chez moi avec mon familier transformé en chat sur mes épaules.
Je suis de retour en ma demeure, j'ai 30 ans, des aventures pleins les yeux, un nouveau compagnon.
Que peut-on vouloir de plus ?

# Posté le samedi 13 janvier 2007 13:00

Réponse

En fait c'est une histoire inventée mais décalée de 6 mois par rapport à ce que j'ai vécu d'ailleurs toutes les histoires sont inventées vous comprendrez tout de suite en lisant toutes les conneries que je peux sortir de mon esprit torturé.

# Posté le samedi 13 janvier 2007 13:08

L'envol des dragons

L'envol des dragons
« T'es qui toi ? ». C'est la dernière chose que j'ai entendu avant de voir la voie lactée défiler devant moi et de me sentir glisser vers le néant.
J'étais agent de sécurité et je surveillais les entrepôts n° 2a et 2b pour des personnes que je n'ai jamais eu l'honneur de voir. Il parait que ce sont des personnes influentes qui ne se font pas voir afin de ne jamais être compromis.
Om m'a dit de surveiller les abords des entrepôts mais de ne jamais chercher à y pénétrer sous peine de disparaître. D'ailleurs on m'avait prévenu que si j'étais trop curieux, ma femme et ma fille risqueraient de le savoir. Bref, ça fait trois mois que je surveillais, tout seul, comme un grand, ces deux entrepôts.
Je n'ai jamais eu de problème jusqu'à ce soir. C'était assez monotone mais je m'y faisais. J'entendais souvent du bruit venant des deux entrepôts. Des sortes de mugissements assourdis, suivit de flashs lumineux, qui me faisait penser à des éclairs tant ils éblouissaient.
Comme je vous l'ai déjà dit, ça fait trois mois que je surveillais ces entrepôts et je réussis à ignorer ma curiosité, jusqu'à aujourd'hui.
J'aime ma femme. Elle a 35 ans, de magnifiques cheveux bruns, assorties à ses grands yeux qui ne loupent aucun de mes gestes. Elle a la peau aussi bronzée que la mienne est blanche et notre fille est son portrait. Elle a 12 ans et est aussi vive d'esprit que sa mère. Ce sont les personnes qui comptent le plus pour moi. Et pourtant, à cause de moi, elles sont à présent en danger. Je n'y peux rien, c'était plus fort que moi, il fallait que je sache ce qui ce trame dans ces entrepôts.
Celle se passa un mercredi soir vers 22h30.
Je décidais, vu que cela faisait deux semaines que je n'avais plus entendu aucun signe de vie venant de ces entrepôts, d'entrer dans le 2a par la petite porte qui se trouvait à l'arrière du bâtiment.
Je ne mis pas longtemps à la forcer et réussit à pénétrer à l'intérieur. Il faisait noir à l'intérieur et je pris donc ma lampe de poche.
Je me trouvais dans une sorte d'anti-chambre, remplit de cartons fermés, avec d'étranges symboles dessinés dessus. J'ouvris le plus proche et dus reculer devant ce qui s'offrait à ma vue. En effet, le carton était plein de bocaux remplit d'un liquide transparent dans lequel flottait des morceaux de chairs humaines, mais aussi d'étranges petites bestioles qui semblaient vivantes. Je refermai le carton et chercha la porte menant à l'entrepôt lui-même. Je la trouvais dissimulée par une lourde tenture représentant le massacre d'un village par une armée de dragons rouges. Je pensais que j'avais affaire à des fanatiques d'une quelconque association de fous. Comme je me trompais. Je passa la porte et me retrouva dans l'entrepôt. J'étais entouré de machines titanesques, éteintes, mais qui restaient agressives, rien que par leur présence. Je déambulais parmi elles, lorsque je tombais sur une immense cage qui faisait bien la moitié de la superficie du hangar. Chaque barreau était à cinquante centimètres d'écart l'un de l'autre et montait jusqu'au plafond. Sur le sol, on avait répandu de la sciure qui était rouge à certains endroits. Je me faufilais entredeux barreaux et vit que les tâches devaient être du sang. Arrivé au milieu, je découvris une chaîne, au bout de laquelle était attaché un immense collier, fait d'épais maillons qui faisaient bien deux mètres cinquante de diamètre. Je vis aussi qu'à différents points du plafond descendait d'étranges longes en cuivre, auxquelles étaient reliés d'épais câbles électroniques. Je les suivis du regard et vis qu'ils étaient reliés à un gros générateur électrique. Donc c'est de là que venaient les éclairs. Et ce qui était enchaîné devait prouver ces mugissements que j'entendais. Mais où et qu'était cette bestiole ? Ils ne pouvaient donc pas déplacer un animal, qui selon moi devait être immense, sans que cela ne se voie. Je continuais mon inspection lorsqu'une machine se mis en route. Le sol se mit à trembler et j'entendis un bruit qui ressemblait à celui que fait un treuil mai en beaucoup plus fort. Je retournais discrètement vers la cage et vit que le sol s'enfonçait. Puis, un immense choc ébranla le bâtiment, le moteur s'arrêta pendant dix secondes puis repartit en faisant encore plus de bruit. J'ouvris de grands yeux en voyant une immense marre rouge, couché sur le sol de la cage qui remontait. J'avais devant les yeux un de ces dragons comme sur la tenture accrochée à l'entrée. Et c'est là que j'entendis ces trois mots : « T'es qui toi ? » et que je fus annoncé. Je me suis réveillé dans une petite salle, allongé par terre. Une table, une chaise, une lampe et un cahier vierge sur lequel reposait un stylo, se trouvaient à côté de moi. Et c'est dans ce livre que j'écris ce que j'ai vu, malgré que je saches déjà que ça ne sert à rien et que le cahier sera sûrement détruit en même temps que moi. Je venais de finir cette phrase lorsqu'un homme est entré. Nous avons parlé puis il m'a dit que j'avais le droit de tout retranscrire dans mon livre car ce sera une preuve supplémentaire pour les gens qui ne prendraient pas au sérieux sa menace. Voila ce qu'il me dit :
« Bonjour, alors comme ça, vous n'avez pas résister à venir voir ce qui se passait ici malgré es menaces qui pesaient sur votre famille ? Me demanda t-il.
- Oui, mais je vous en prie, ne leur faite pas de mal, éliminez moi si vous voulez mais laissez les tranquille.
- Je ne crois pas que vous soyez en mesure de demander quoique ce soit, non ? Bon, écoutez moi. J'ai décidé de vous laisser une chance.
- Dites moi ce que vous voulez et je le ferais ». J'aurais fait n'importe quoi pour sauver ma famille. Il me répondit :
« Vous allez continuer à écrire ce que vous avez vu, en relatant fidèlement les moindres détails vis-à-vis de ma création que vous avez aperçu.
- D'accord, lui répondis-je, c'est tout ?
- Non, prenez notes de ce que je vais vous révéler ».
Je fis ce qu'il me dit et me prépara à écrire ce qu'il avait à dire. En fait c'était plus un discours qu'il me déclama comme suit :
« Moi, Charles Debrois, lance un ultimatum au gouvernement français. Soit il me verse la somme de dix millions d'euros sur un compte donc je fournirais ultérieurement les coordonnées, soir ils connaîtront la douleur du feu s'abattant sur leur capital. La personne prenant ces notes est mon prisonnier et a vu que j'ai les moyens de mettre mes menaces à exécution. Ne le prenez pas pour un fou s'il vous parle de dragons, il n'en a vu qu'un mais j'ai une armée prête à me servir. Il's n'ont pas que du feu comme arme, mais toute une panoplie de défense et d'offensive à leur disposition ». Puis il sortit sans un mot de plus. Je ne pouvais pas laisser faire ça et chercha un endroit pour me sauver. Je trouvais, comme dans les films, une bouche d'aération. Au moment où j'allais la faire sauter hors de son logement, une voix résonna dans ma tête et me dit :
« Va t'asseoir, tu es en danger ». Je ne sais pas pourquoi mais j'obéis à cette voix et retourna m'asseoir. A ce moment là, la porte s'ouvrit et on m'amena à manger. Une fois la personne repartit, la voix résonna à nouveau dans ma tête.
« Toi aussi, tu es prisonnier comme moi. Je t'aiderais à t'évader si tu m'aides aussi. Pour me parler tu n'a qu'à penser à ce que tu veux me dire.
- Tu es le dragon ? Pensais-je très fort.
- Oui, c'est moi, mais pense moins fort tu vas me donner mal au crâne.
- D'accord, et maintenant, que dois-je faire ?
- Passe par la grille que tu voulais prendre et laisse la tomber par terre en faisant un maximum de bruit puis cache toi sous la table ».
Je fis ce qu'il me dit et attendit sous la table. Peu après, deux gardes entrèrent et se dirigèrent vers la grille. Ils regardèrent dans le conduit puis repartirent en courant.
« Bien, me dit le dragon, sort par la porte, va au fond du couloir et prend la porte peinte en rouge.
- D'accord, lui répondis-je ».
Je décidais de lui faire confiance et courus jusqu'à la porte. A peine refermée, j'entendis de spas se diriger vers mon ancienne cellule.
« Et maintenant ? Pensais-je en direction du dragon.
- Au fond se trouve une autre porte, tu peux sortir, la voie est libre. Tu iras à droite en direction des machines. A un moment, tu trouveras une hache d'incendie, tu la prends.
- Pourquoi ?
- Pour me libérer, allez ! ».
Je sortis, et me retrouva dans l'entrepôt. Je courus le long des machines et trouva une hache. Au moment où je la pris en main, le dragon me dit de ma cacher car des hommes arrivaient vers moi. J'eux juste le temps de me mettre à couvert pour ne pas me faire repérer.
« Il était temps, me dit le dragon, tu vois la machine avec les traits jaunes et noirs, détruit le pupitre, puis celui de la verte derrière l'autre. Ensuite, tu remontes l'allée jusqu'à moi et on s'enfuit.
- Mais comment ?
- Fais moi confiance ».
Je pris la hache et me dirigea vers les deux machines. A peine avais-je fracassé le pupitre de la première machine que retentit une alarme. Je me dépêchais de détruire l'autre, puis, la hache à la main, je remontais l'allée vers le dragon, qui s'était relevé et chargeait la cage, qui s'écroula comme un vulgaire château de carte. Puis il cracha une langue de feu pourpre qui fit fondre la partie arrière du hangar. Il me dit de grimper sur son dos, ce que je fis. Puis nous nous envolâmes dans la nuit. Il fit deux passages sur chacun des entrepôts, les réduisant à l'état de métal en fusion. Nous volâmes pendant un quart d'heure puis nous posâmes sur une colline. Toujours par la pensée, il me remercia de mon aide puis me demanda de l'aider à libérer les trois autres dragons prisonniers qui se trouvaient à quelques centaines de kilomètres d'écart l'un de l'autre. Bien sûr, j'acceptai. On repartit pour un vol d'une heure qui couvrit à peu près 150 kilomètres. Arrivé sur place, je sentis une présence m'effleurer l'esprit. C'était le frère du dragon qui me transportait. Je pense qu'ils se parlèrent mais je ne fus pas invité à participer à la conversation. Puis, ma monture me dit qu'il allait me déposer près d'un hangar, identique à l'autre, près des machines que je devrais détruire afin de stopper les générateurs électriques qui immobilise son frère. Il repartit en me disant qu'il allait faire diversion, en brûlant l'autre partie du hangar, où il est sûr de ne pas blesser son congénère. Je réussis à pénétrer dans le hangar sous les instructions du deuxième dragon. Je trouvais sans problème les machines et réussit à les détruire. Le premier dragon m'ordonna de ressortir où il m'avait déposé afin qu'il me récupère. Nous réussîmes à sauver les autres. Nous volions dans la nuit lorsque je leur demandais comment ils étaient arrivés jusqu'ici, les deux derniers dragons qu'on avaient libérés étant les parents des deux autres. Le père nous expliqua qu'ils venaient d'une planète lointaine et même temps très proche. Il mit une demi-heure pour m'expliquer que ma planète n'était qu'une histoire potentielle du monde, comme il en existe des centaines d'autres. Leur planète, la Terre aussi, est une autre probabilité de ce qui pourrait exister. J'eux du mal à comprendre et finit par y renoncer. Je leur demandais s'ils pouvaient rentrer chez eux et ils me répondirent qu'ils étaient arrivés par accident, en traversant une faille temporelle, phénomène très rare et non prévisible. Je n'arrivais pas à y croire. Je nageais en pleine science-fiction. Je leur proposait de voler jusque dans les Alpes afin de se cacher dans les montagnes le temps de trouver une solution. Nous nous posâmes dans les hauteurs, près d'une bergerie à moitié effondrée. Un homme d'une extrême vieillesse en sortit, appuyé sur un bâton fait en une sorte de substance noire qui semblait s'entortiller autour de sa main. Il nous dit :
« Je vous attendais. Vous êtes en retard, alors ne perdons pas de temps ».
Je demandais aux dragons qui c'était et ils me répondirent que ce devait être Macola, un druide, qui connaît tous les secrets de l'univers, comme les voyages dans le temps ou à travers les dimensions. Pour eux c'était un homme mythique, pour moi un vieil excentrique. Il s'arrêta devant une falaise et fit face au mur. Il commença à incanter dans une sorte de langue barbare et je sentis mes cheveux se hérisser. Il fit un geste brusque et pointa son bâton vers la falaise. Celle-ci se fissura et s'ouvrit. Un vortex bleu combla la fissure. Je sentis la présence réconfortante des quatre dragons effleurer mon esprit, avant qu'ils ne plongent dans ce maelstrom de couleur et disparurent à jamais. Le druide referma le passage et le dit :
« En 24 heures, tu as vu plus de choses qu'une personne ne peut en voir en toute une vie. Je peux te le faire oublier, tu te réveilleras près du hangar qui a été détruit suite à une explosion de gaz. Le veux-tu ?
- Non, je veux garder ça en mémoire. On ne voit pas ça tous les jours, ça me permettra de me souvenir que je ne suis pas seul et que des créatures totalement différents peuvent s'entraider. Je vous demande juste de me ramener chez moi.
- Qu'il en soit ainsi, mais ne parle de ça à personne ».
Je me retrouvais d'un coup, dans mon jardin, entre les tomates et les oignons, en tenue de travail, des souvenirs pleins la tête. Je montais les marches du perron et entra chez moi. Ma femme était dans le salon, devant la télé où on montrait les pompiers éteindre l'incendie des hangars. Elle me regarda de ses yeux humides d'avoir pleuré, se leva et vint se jeter à mon cou. Elle sanglotait en remerciant Dieu de m'avoir sauvé. Ma fille descendit de sa chambre et vint se joindre à nous. J'étais de retour chez moi avec ma famille et je suis l'homme le plus heureux du monde.

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 12:33

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 15:45